Artimus Pyle "fucked from birth" cd/lp 12 titres
Ah quel nom ! Ca m'a immédiatement fait pensé à Artemus Gordon, dont le flash n'a rien à voir dans l'histoire, sortant des "Mystères de l'ouest" série western débile comme un "chapeau belon et mottes de cuir" du 19è tous deux devenus des films à gros budget / maigre scénario, mais à la téloche c'était bien kitsch. Robert Conrad en moule-baloches avec un chapeau chourravé à je ne sais quelle chanteuse country des années 60, c'était quelque chose. Merde, pourquoi je parle de ça, moi ?... Bref.
Peu éloigné des groupes de hardcore intense ou sombre, descendants des Health Hazard, Suffer et consorts (t'es con, tu sors !), Artimus Pyle (c'est pas un chanteur country tout moisi à l'origine ou quelque chose comme ça ??) maîtrisent la gratte et les gimmicks dissonnantes autant que le disbeat (rarement employé, mais par petites touches, voire en filigrane...bref en influence) pour des instants de furie à peine contrôlée, (peut-être trop souvent) contrebalancés par des moments de ralentissements et de lourdeurs qui ne sont certes pas sans saveur ni mal conjugués avec l'ensemble. Mais dont ils abusent ["Decisons", "no birds fy"]) - voilà c'est dit, on en parle plus.
J'apprécie le gros son de basse ronflante comme pas deux ; moins que le batteur soit un peu sous-employé, parce qu'il a autant de potentiel que celui de Scatha [ça sent sur l'intro de "lineage"].
Alors en gros ça dépote, mais si vous n'avez pas le moindre intérêt pour le hardcore sous ses formes métal, aussi bien torché que ça puisse être, passez votre chemin. Si vous êtes friand de crust vous aurez votre compte de sale puissance, mais seraient problablement souvent interloqués par les breaks ou les titres tout lents.
Ceux qui aiment les ambiances que ça crée pourront se l'envoyer tout leur saoûl.
Bounty Hunters "s/t" cd 7 titres
7 titres convaincants. Faussement simple et direct, un très bon punkrock plus ou moins rock et/ou nerveux selon les instants, tirant même sur des accents garage ou 77 (avec ces gimmicks de guitares bien placés qui savent enrichir les morceaux quand il le faut), qui par ses références est typiquement anglais, mais j'ai presque envie de dire que c'est du côté de l'Allemagne qu'il faut regarder pour trouver cette ambiance bien bien punk à la croisée des chemins. C'est juste un sentiment que j'ai... je peux me tromper... si quelqu'un a le même il est bienvenue de m'en toucher 2 mots.
Bien plus enthousiasmant sur un titre en français balancé sur un ton franchouillardement désabusé ("I feel like junky"), ils assurent tout de même sans discontinuer une excellente qualité. Manque à ce décor, les textes... ça aiderait probablement à l'encenser (du moins j'espère).
Des chroniques pas en ligne
Certaines chroniques ne seront pas présentent ici, faute de présentation correcte et de place.
On se nique les yeux à vouloir lire plus de 20 lignes sur écran.
Mais il y aura en ligne la version imprimable de tout ce merdier dès qu'il sera paru.
En prévision, en cours d'élaboration même : un long coup de gueule, brulôt de
"haine pas chère mais pas gratuite" contre le Moutard, le Môme, le Chiard (je supporte de moins en moins).
Synopsis : Les mômes sont partout, tout le temps, ils gueulent, font du bruit, sont une plaie quotidienne. L'idée d'éducation m'écoeure et l'idée de faire pousser un truc du genre me dégoûte encore plus. 6 milliards de pollueurs invétérés et il faudrait en pondre davantage... et si jamais l'idée viendrait d'exprimer une quelconque répulsion à la prononciation de mots comme "enfant", "bébé", "parent", le courroux (non pas en Guyane !!) populaire te mettra au ban de la civilisation.Je hais autant les parents que leurs enfants ! Des explications dans PR#22 donc !!
Un début à tout...
Plus Rien n'avait qu'un présence ouaibe très limitée. Sa sortie papier étant toujours reportée,
on tente par ce biais d'accélérer le mouvement et donner des nouvelles rapidos de nos activités.
En espérant faire quelque chose de très maniable sur Chpunk directement.
Chaque nouvelle chronique sera classée dans sa catégorie (là, à gauche, zieute donc !).
Et puis on donnera des nouvelles de l'avancée de la sortie papier ici même.
En attendant... voici les premières chroniques
PLUS RIEN #22
celles de
ROUGE KIT'HASH (section
Skeuds)
2nd DISTRICT (section
Skeuds)
AMBULANCE (section
Skeuds)
PARIS VIOLENCE (section
Skeuds)
ARRACH (section
Skeuds)
MARTYRDOD (section
Skeuds)
Soit vous les matez selon leur arrivée, ci-dessous, ou dans leur section respective.
Oh, p'is merde, DIY !!
MartyrDöd "in extremis" Lp 12 titres
Prenez
Skitsystem et
Kontrovers, faites les copuler en pleine forêt suédoise avec un His Hero Is Gone... le résultat de ce stupre doit absolument fermenter durant 6 mois dans une cave qui sent le moisi et le pipi de rats d'égoût et ressortir sous forme de la plus impure croûte métallisante qui soit. Le crustpunk furieusement attaché aux plans métaux issus du death, trash et même parfois black qui dégouline de cet album fait partie des meilleurs crus du style. Le genre qui t'éparpille le cerveau au 4 coins de la pièce, après t'avoir fait bouffer les baloches (arrachées à la petite cuillère rouillée) par les oreilles (elles-même auparavant) taillées à la lame de rasoir élimée. L'image est un peu rude, je le conçois, mais l'idée est là. Probablement peu parlante pour la gente féminine, on peut aisément transposer cet exemple sous la forme baloche = ovaires... moins externe, mais tout aussi délicat façon rognon sauce moutarde.
L'intérêt principal de ce genre de groupe c'est que loin d'un simple bourrin-band, y'a derrière des guitares qui déposent toujours un air en filigrane, un tremolo picking qui fait vibrer tout ça, soutenu -évidemment- par ce mur "arrach'tronch'" dedans qu'auquel j'vous parlais présentement, presque à l'instant, tout d'suite, un peu avant. Là-dessus c'est fait sans présomption aucune, donc bien punk, pas de soli tueurs qui foutent Abba et Afric Simone dans les cordes pendant 2h64. Non, c'est avant tout de la musique de dégénéré/e/s pour dégénéré/e/s, psychopathes doux et aimants et qui font ça avec excellence et un sens de la classiozité qui f'rait pleurer Clayderman pendant 2 jours et 2 nuits avec un chandelier dans le cul !

Arrach "live 2006" cd 11 titres + 1 clip
Voilà un moment qu'"Arrach'Moumoutt'" n'est plus qu'"Arrach'". Une moumoute ne ferait donc pas suffisamment sérieux, fédérateur, universel ? Ou la moumoute ne ferait pas suffisamment punk ? J'engage tout fanzineux digne de ce nom, encore enthousiasmé par l'épineux, délicat et ô combien décevant exercice -confinant à l'ouvrage artistique- qu'est l'interview, de leur poser la question.
11 brulôts aux thèmes anars classiques (injustice, anti-nazisme...) que l'on suit rien qu'aux titres. Aux croisements de différents hardcore (métal, fusion, punk), Arrach' a ses bons moments à rapprocher de certaines belettes influencées par le hardcore coude à l'équerre tatoos et baskets (25 ta life) ou du Mass Murderers tout craché voire tout vomi (on n'est pas punk pour rien). Et, selon moi (mais qui d'autres de toute manière puisque je suis le seul rédacteur de ces lignes) ses moins bon moments quand la guitare ralentit, vrombit, bourdonne et le phrasé se rappise... (vous allez me dire que c'est ce que l'on peut reprocher au NYHC justement... mouis... c'est vrai).
M'enfin... pour le reste grosse patate, son excellent, guitares aiguisées et agressives, batterie parfois pneumatique, bonne basse et gueulante bien tapée quand elle veut ne laissent rien au hasard et on donnerait la Bretagne sans confession à ces toulousains !
Soycisse sur le taboulet un clip live est dispo, c'est marrant de voir des tronches sur un cd qui finalement présente peu le groupe à ceux qui ne les connaissent pas ou peu.
Paris Violence "les mondes flottants" EP 3 titres
Quelle merde. Ben ouais. J'ai dit et pensé ça dès la première écoute, et franchement pour une seconde faudrait un instant de pur masochisme pour que je me la coltine. Pris séparément tous les éléments de ce disque valent très probablement leur pesant de makis ou de sushis. Les textes sont pas mal écrits, le gratteux se tate (même si les solos de hardrocker sur le retour sont gavants), le batteur courre sur sa batterie, double pédale et tout le tintouin, mais ensemble c'est une croisée de chemin sans aucune direction. Le mélange n'est pas bon, chacun à sa façon en fait trop, la mélodie et médiocre quand elle n'est pas inexistante et la construction des morceaux ne ressemble à rien. Le charme de P.V. a toujours été d'avoir sû créer une ambiance très simplement... au fur et à mesure des sorties la production s'était étoffée, mais les ambiances demeuraient. Celle du Japon médiéval conçue autour de l'esthétique et des textes ne colle pas avec la musique (ou à peine sur le dernier morceau). J'étais un amateur de la première heure de PV jusqu'au dernier album. Là c'est un grand moment de n'importe quoi et dans la surenchère s'il vous plait. Voix poussive et mauvais mixages parachèvent le tableau, laissant présumer que les flottants en question seraient davantage des étrons que des mondes.
Pour ceux qui trouvent que j'y vais fort, je dirais que l'on ne peut être déçu que par ce que l'on apprécie et ce de manière proportionnelle.
Ambulance "end of our time" cd 12 titres
Dans l'avalanche de groupes de punk/hardcore tendance His Hero Is Gone / Tragedy, Ambulance ne se tire pas une balle dans le pneu en prenant des chemins moins de traverse, en restant bien punk dans le son, claquant et direct. Il s'éloigne un peu donc des classiques plus facilement lancés dans des jeux de guitares et de métal, mais assure pas mal ce côté sombre et intense qui caractérise le style sans pour autant sombrer dans le pathétique de ceux qui ne peuvent s'empêcher de ralentir plus que de raison. Rester sombre sans sombrer, vous noterez l'ironie de la chose. Le caractère incisif et sec rattrape les faiblesses de son et de certaines compos. Quelques idées bien senties (tel ce piano sur un final bien puissant sur "No More") en sus et v'là un album pas mal torché qu'on se fait aux petits oignons.
2nd District "Emotional suicide" cd 12 titres
C'est pas que j'aime le rock façon soufflé au fromage (volumineux, mais à la moindre fausse note il fait "pshhit" [comme disait notre futur ex-président en parlant d'une polémique que les journalistes ont tôt fait d'oublier] et devient raplapla), mais il ne faut pas exagérer. Ca fait un peu un truc 77, graissé au rock amerloque. Alors, les amateurs seront ravis, les autres qui attendent plutôt des airs entêtants et de la hargne là ou la pêche pêche par trop de mélodie touffue et de classicisme dans le développé de guitares facial avec triple axel rockeux, seront contentés par une seule et unique chanson de la sorte : "high society" et son refrain "nin-nin-nin-nesque" (et un rythme enlevé, voilà qui fait tout !). Le reste du temps, on s'ennuie un peu.
Rouge Kit’Hasch "Jamais en vain, toujours en vin" Lp 15 titres
Dur à chroniquer ce disque. D'abord parce que j'aurais plutôt écouté tout ça dans une démo, pas dans un album, ensuite parce que, et cette seconde raison explique peut-être la première, parce que j'ai un goût fort peu prononcé pour le tchouca-punk. Dans le genre et comme son nom l'indique, ce groupe fait dans la vraie vinasse débouchée comme un sauvage à travers la capsule de plomb et bue à même le goulot. Brut ? Brut. Brut. Moult groupes punk destroy ou punk / oi ! ont su distiller après quelques premiers jets très basiques une sérieuse chiée de brûlots (j'ai souvenir des débuts des Casualties sacrément mauvais). Alors pour ma part d'attendrai un peu avant de m'attarder réellement sur ce rouge qui mérite encore un peu de vieillir. C'est surtout le côté systématique de la rythmique et le manque de subtilités qui lasse, mais l'album à ses bons moments et les amateurs de punk français un tantinet bourrin y trouveront leur compte. Débouchons une bonne bouteille de "Cahors chateau St Sernin 2002" et savourons ce délicat breuvage en l'honneur des délirants Rouge Kit'hasch. A votre santé mes gins !