PLUS RIEN - http://plusrien.zeblog.com/

transfert et autolargue

Par PA :: 01/09/2009 à 12:29 :: Général
Oi !

Rendez-vous sur
plusrienzine.blogspot.com
ou allez chercher le lien directement sur chpunk.org
car d'ici peu de temps le blog sera directement sur notre site ! (blogspot assurant la transition plus aisément pour moi)

Moderat Likvidation - Mammutation - Lp 13 titres

Par PA :: 23/08/2009 à 21:38 :: Général
On se la fera pas. ML pour moi c'est une période, définitivement une période. Le début des années 80 le punkrock/hardcore suédois clouté, crêté. Mixage de pecnauds et guitares sur-saturées. Un son, un style. C'est un phénomène qu'on ne reproduira plus, les gens ont changé, le matos a changé, c'était nouveau, ça ne l'est plus, etc, etc. Une reformation c'est de près ou de loin plus ou moins une escroquerie. Soit dictée par la nostalgie des membres du groupe, soit dictée par l'appât du gain ou les besoins des contingences des vies standard (cf les groupes "Holidays In The Sun"). Au sein des microcosmes ultra-fermés tels que les nôtres il en va moins souvent des escroqueries économiques que des escroqueries morales. Certes on trouve ça et là des producteurs très enclin à arnaquer les groupes et les acheteurs potentiels de pseudo bootlegs ou pseudo-rééditions, mais globalement ce n'est pas cela dans le cas d'une reformation. Parfois pour les groupes à forte notoriété, c'est histoire de toucher quelques cachets, pour les autres, plus confidentiels, comme ici, juste une envie, un besoin même parfois. L'escroquerie est que l'on s'attend au groupe dont on a passé en boucle les très maigres et rarissimes productions (pompées sur de vieilles K7), dont on s'est abreuvé pour se forger une opinion, dont on s'est saoûlé pour connaître une époque que l'on n'a pas connu. Mais une reformation ce n'est PAS le groupe que l'on a connu ou que l'on croit connaître. Une reformation c'est une bande de vieux monsieurs qui, la plupart du temps, on arrêté, tout arrêté, depuis un moment et sont déconnectés d'un univers qui a changé sans eux. Parfois les vieux monsieurs sont toujours au jus et reprennent les guitares par goût du jeu. Pourquoi pas ? Ben oui pourquoi pas. Mais rien n'est plus comme "avant" et pas de danger pour les vieux briscards qu'ils fassent comme durant leur jeune âge. Ils imiteront au mieux, reprendront, mais ça ne sera pas le groupe d'il y a 20 ou 25 ans. Garder le même nom, c'est une solution de facilité, une gage de porte ouverte auprès des fans, labels, organisateurs. Alors, certes, pourquoi pas, mais c'est une escroquerie. Une toute petite, un truc à peine immorale, à peine pendable, à peine importante. Mais Moderat Likvidation de 2009 n'est pas Moderat Likvidation de 1984 ! D'ailleurs le fait que Cliff (Driller Killer), ancien membre, ait refusé de participer doit être en partie liée à ça. Il a continué, fait sa route, DK poursuit tant bien que mal. Le passé est le passé. ML font du punk/hardcore, c'est un fait indéniable, ils ont le peps et la puissance, Rien à dire à ce niveau. Z'ont même encore de bonnes dégaines et le plus vieux n'a même pas de bide à bière. Tout est ok, c'est excellent, ça ressemble à du punk allemand à la Bonehouse (grosse voix, punk hardcore métallisant, limite crusty parfois), c'est bon. Mais ne vous attendez pas au ML des bootlegs, de vos k7, des compiles ou des mp3 trouvés sur le net. Voilà tout. Les 3/4 du groupe sont d'époque, pas d'équivoque, et la ressemblance ne s'arrête pas là puisqu'ils ont toujours ce rythme proche de celui que faisait Discharge à la même époque ainsi que le goût pour des morceaux pas toujours stéréotypés. Mais le reste, ce n'est pas ça. Et tant mieux d'ailleurs !! Car qui accepterait d'un groupe punk suédois aujourd'hui qu'il fasse un son aussi perrave qu'en 1980 ? Personne. On est même content que de vieux schnoks montrent aux mouflets ce qui fait la rage, loin des poncifs américains. Tout dans la langue du cru, puissance au rendez-vous, basse ronflante et tout le tremblement. J'y trouve mon compte. Mais on n'en fera pas un fromage, on n'est plus en 84. Les souvenirs (même par procuration) demeurent des souvenirs. Aussi bons soient-ils. Impossibles à reproduire. Point. Accessoirement, c'est sorti sur le label d'autres nostalgiques : Warvictims (autre dieux du Disbeat).


Die Princess Die - Lions eat lions deluxe - cd 21 titres

Par PA :: 20/08/2009 à 21:30 :: Skeuds
Uproar For Veneration nous fait le plaisir de sortir ce qu'il me semble être l'intégrale du groupe. Les psychopathes qui le composent se font en mixeur façon "Rowenta de chez mémé" tous les groupes punk-garage, noise, (post)hardcore... tous. Ils se les font tous ! Concassés dans une bétonneuse. Du coup, et vous l'aviez deviné (mais si, mais si, 'suffit d'avoir un peu d'imagination), ce qui est foutrement impressionnant c'est qu'ils touchent du doigt, histoire de peaufiner le délire, les plans purement bruitistes.
Riffs entêtants, répétitifs, rythmiques changeantes et bastonnantes sur des morceaux carrément excellents mêlant folie et puissance ("Sport" étant pour moi l'excellence même, dans le genre, avec "Elk's blood" quasi-screamo), limite destructurés pour d'autres ("Roar 84"), tendance new/cold-wave  même sur certains passages de "Hunting Lola".
Bon, dans le lot il y a bien une ou deux exceptions purement "électros" sur lesquelles je n'accroche pas comme "lights of the night" limite techno, ou les morceaux "remix trop focalisé sur un style, car tout le reste excelle dans la diversité, et se trouve être suffisamment déroutant, puissant, inattendu, intense et bien barré pour me faire triper.
Par contre, je ne sais pas de quoi qu'ils causent ces gens.


label : Uproar For Veneration
(SMETS Grégory - 37 Route de Lille / 59113 Seclin - 12€pc)
site un TER propre : ??

Tristess "Hog & lag blues" LP/CD 12 titres

Par PA :: 17/08/2009 à 20:39 :: Skeuds
Les sillons d'un vinyle sont comme de petits précipices dans lesquels parfois il est bon, doux, et excitant de s'y précipiter. On imagine ces petites mains d'ex-Tchécoslovaques les sculter avec leurs petits doigts musclés heure après heure, jour après jour même le dimanche et les jours fériés pour le pur plaisir des auditeurs. Ahhh, même que s'ils bossaient gratos ce seraient des demi-dieux de l'économie néo-libérale. Mon dieu, comme le capitalisme nous permet, bande de petits infâmes profiteurs que nous sommes, de jouir de bonne galettes de pétrole non-polluant (et oui nous sommes entrés dans l'ère du diesel propre, du pétrole vert, des marées noires écolos, du capitalisme moral, donc je me mets à la page).
Si j'avais envie de commencer cette chronique sans ironie, cynisme, ni sarcasme, j'irais droit au but pour les amateurs de musique. Mais si vous saviez comme j'en ai rien à foutre de ceux qui ne pensent au punk-rock que comme une zik à l'instar des autres...
Comment en écoutant Tristess ne pas se sentir comme en cette fin d'années 70, où tous les espoirs étaient envolés, où quelques gamins mal fagotés donnaient des leçons à une société qui chaque jour, encore aujourd'hui, devrait en goûter la pertinence ? [t'as vu la taille des questions ?! Tu pleures !]
Ils/elles savaient que nous ne devions avoir nulle confiance en ces cuistres de la politiques de gauche si prompts à suivre l'ère et renier 150 ans de luttes. 
Ils/elles savaient, bien avant que la mâturité ne les gagne, que la vie dans ce monde était moisie et qu'il fallait le détruire et non le réformer. Ils savaient que chaque lendemain tenait les promesses d'une veille funéraire.
Ils/elles savaient qu'on allait dans le mur, que le jour d'hui était si déprimant et si consternant qu'il ne mettrait bat qu'à pire, son clône même pas alcoolique, son double même pas défoncé.
Ils/elles savaient que les syndicats avaient déjà trahi et que le quotidien des militants de base n'était pas celui de ceux qui côtoyaient les "grands de ce monde".
Jeunes et vifs, immatures, mais jamais candides, ces mômes ont gueulé sur tous les toits que c'était déjà foutu, que la planète crevait, que les modes de vie s'uniformisaient, qu'"on" les achetait tous, partout, en super/hypermarché.
32 ans après on se rend compte que la recette est toujours là. Que ce putain de plat avarié qu'on nous fait bouffer tous les jours nous sort par les trous de nez. Que chaque jour qui passe nous donne raison encore un peu plus.
Tristess c'est du pur condensé de 77. C'est de la mélodie qui tape, de l'énergie qui gicle, du direct dans le bide, du rock'n roll qui ne sent pas la rose et refuse la violette. Le refrain qui va bien, les gimmicks de guitares qui tuent au bon moment, le mixage qui n'endort pas, qui réveille chaque instrument, bien distinctement. Cette rage à peine contenue et ce feeling grave qui place avant tout le style avant la sulfateuse... c'est... c'est... ces gens-là ont de la classe ! Voilà tout ! Vestimentairement parlant je serais moins catégorique, mais là encore ce sont les 70ies qui s'expriment.
Pourrait-on dire que toutes ces giclées de tube et cette inspiration sans faille, additionnées avec parcimonie de saxo, de percus (si si tendez l'oreille), de synthé (idem), les classent dans un "X Ray Spex" (sans chant féminin) ayant furieusement copulé avec "The Kids" (si vous trouvez leur version suédoise, car tout est chanté dans la langue, je vous tire mon chapeau et abonderais probablement dans votre sens) ? Oui très certainement.
Exceptionnel ? Assez. Parfait ? Pas tout à fait, mais pas loin.


label : Ny Väg Records
site ouaibe :

Les Cadavres "le bonheur c'est simple comme un coup de fil" Lp 15 titres

Par PA :: 16/08/2009 à 17:15 :: Skeuds
Il existe des mythes/mites.
Les Cadavres sont un peu comme des légendes (mortes ? -) vivantes. Ou vivantes par intermitence.
Disons qu'ils sont susceptibles d'exister. Quoi qu'ils ne vivent pas vraiment.
Les Cadavres se reforment une fois tous les 10 ans [et 2009 est l'année en question !], donc bon, on a toujours espoir de les revoir une fois ou deux avant l'âge de la retraite (note aux employés, ouvriers de tout poil : retenez bien ce mot "retraite", d'ici peu de temps il ne voudra plus dire grand'chose... on en oubliera même son sens).
C'est marrant pour une reprise de (web)zine de faire la chronique d'un disque sorti il y a 17 ans. Ca donne des allures de vieux cons, vu qu'à l'époque c'est un peu par ce disque que votre serviteur à un peu mis les deux pieds dans le plat (le plat punk : soupe de vomi au rock'nroll épicé avec un émincé de nihilisme en daube, servi chaud sur son lit d'instruments désaccordés et d'amplis bruyants).
Certes Les Cadavres n'étaient pas seuls à squatter la radio-double-cassette de l'ado boutonneux que j'étais. Ils étaient accompagnés des Rats (sur l'autre face de la même K7, copie de copie pirate...), suivi par quelques tubes des Shériffs et une chanson ou deux des Garçons Bouchers.
Malgré tout ce n'est pas du tout de la nostalgie que m'évoque cette album, mais plutôt la qualité et la clairvoyance. Qualité d'écriture, des mélodies et des riffs accrocheurs, qui savent distiller hargne et rock'n roll incisif, toujours sur les dents ; chaque instrument est là pour mettre l'autre en valeur ; collant parfaitement aux paroles. Clairvoyance des textes qui évoquent avec dégoût une existence endoctrinée à grands coups de mass-médias, de moins-disant culturel et de consommation abrutissante. Les textes sont tour à tour cyniques et percutants ("Le Putch des poubelles", "22"...), purement engagés et agressifs ("Basta" ; et l'hymnesque et très direct, maintes fois repris, "No Pasaran"), désabusés et violents ("mon clebs et moi" ; "media contrôle") ; collant parfaitement à la musique.
L'album complet n'a pas vieilli d'un pouce ni musicalement ni dans les thèmes abordés. Une pertinence et une cohérence qui après toutes ces années me font dire que c'est là bel et bien un signe de talent.

"A la fin il n'y a que la mort qui gagne" (Les Cadavres)


label : Dirty Punk Records
site ouaibe : les Cadavres

Reprenure

Par PA :: 13/08/2009 à 17:14 :: Général

Reprenons depuis le début.

Au commencement était Ecrasons La Vermine. Une émission punk/hardcore truffée de baratins politicocoanarécoloriendutoutistes et de mauvaises musiques sur Radio Campus Lille.
Elle avait 10 ans d'âge et déjà sa feuille d'infos à la parution "excitingly irregular" comme disait l'autre.
Et puis, l'équipe de l'émission a un peu muté.
Et puis Plus Rien est apparu et puis Plus Rien est devenu le relai papier de l'émission.
Et puis en plus de l'émission, relai web, Stéph' a créé Chpunk.org
Et puis plus rien.
Enfin, non pas vraiment : Plus Rien a vivoté, l'émission a perduré tant bien que mal, l'agenda de Chpunk est devenu assez conséquent...
Et maintenant, plus rien.

Le 14 juin l'émission s'est arrêtée.
Au bout de 22 ans.
On a brait (ndt : pleuré), on rit, on a bu, passé du crust, du hardcore, du punkrock, et rebu là-d'ssus avec plein d'copains venus exprès. On a quelques photos floues et un live de La Société Elle A Mauvaise "a capella" (oui-oui) en vidéo ! Un de ces quatre il faudra bien qu'on la diffuse un peu quelque part...

Nous continuons bien évidemment Chpunk car le virtuel est hors de certaines contingences physiques (je peux toujours autant y participer même en étant à Pétaouchnok).

Mais esseulé et l'âme en peine, j'me r'trouve à 700 bornes de mes racines et j'ai les neurones qui chauffent, la chronikose qui me reprend entre les orteils. Et quand ça gratte, faut gratter.

Sur Zeblog, si tu postes pas, la pub apparait. Donc ça fait chier, mais je suppose qu'en revenant régulièrement, ça finira par se barrer.

En attendant je reprends les activités ici. Si jamais la pub ne part pas, c'est moi qui partirai ailleurs.


Pour l'instant, mes lapins, c'est (re ?)parti.


Causons des copains.

Dirty Punk a eu la bougeotte. Ce label originellement nordiste vient, lui aussi, de faire ses valoches. Son but ? Ecluser tout le schnaps alsacien et voir quel grand cru de Schlossberg ou Osterberg est le meilleur.

Pour ça 2 choses :

- d'abord ce buveur de bières et de vin rouge invétéré devra se mettre au blanc en plus de s'être mis au vert
- ensuite l'adresse de Villeneuve d'Ascq, vous pouvez la jeter aux oubliettes. Elle ne vaut plus rien. Désormais c'est :

DIRTY PUNK RECORDS
BP 51203 GRUSSENHEIM
68012 COLMAR CEDEX

Et contrairement aux apparences, c'est toujours en France.

Et le site ouaibe, alors ? me direz-vous. Et oui... bon ben pour l'instant l'adresse c'est toujours la même :
www.dirtypunk.fr
y'a pas de raison que ça change.
Par contre d'ici peu de temps il fera peau neuve avec commande en ligne et pochettes scannées.
Là-dessus je me dis que je ne vais pas tarder à vous faire part de mes impressions sur la dernière production du dit-label.

Dure dure la vie...

Par PA :: 12/05/2008 à 23:13 :: Général
Je ne sais pas trop à qui je m'adresse ici...
Le fanzine touchait des gens intéressés ou susceptibles de l'être... le web c'est pas ma came, je ne sais pas si tout le monde agit de la même manière... trop hasardeux tout ça. D'autant que mes activités fanzinesques se résument à bien peu de chose et ne pas avoir touché à ce blog qui pourtant devait booster tout ce merdier ne fait qu'ajouter au consternant de la situation.
Qui s'intéresse donc à mes états d'âme, franchement ? (Eric peut-être ? Mais quel débris...)
Et puis dans le genre champion de la com', je me pose là. On peut faire plus discret, mais je vois mal comment.

Alors bon.

Bref. Plus Rien n'est plus... vraiment... en fait si, mais non... j'en sais rien... je pense continuer ici quelques chroniques, mais je manque désespérément trop de temps pour espérer un jour sortir PR#22 en papier, c'est con, j'aimais bien ça. Mais il faut savoir se résigner. Pour les longues chroniques, je verrai... un pdf serait de bon aloi peut-être.

Si jamais quelqu'un d'intéressé lis ces lignes, qu'il me maile, ça peut toujours faire plaisir.

A ceux qui continuent d'envoyer de la promo, sachez que quoi qu'il arrive, si on est intéressé on en passera dans notre émission de Radio : "Ecrasons La Vermine" (21 ans d'âge, élevée en fût de chêne).
C'est sur Radio Campus Lille en direct et il y a des archives écoutables pendant près de 2 mois.

Pour le reste, voir ci-dessous.

Brigitte Bop "Highway to punk" cd 14 titres + dvd

Par PA :: 12/05/2008 à 22:58 :: Skeuds
  Incroyble objet que ce digipack au double contenu (audio et video), à la qualité graphique de l'emballage se joint la qualité sonore d'un punkrock mortellement efficace chanté en français et faisant mouche et même taon voir frelon sur 2/3 des titres. Remportant ainsi la palme des groupes du genre français que nous envie la terre entière sauf le Botswana ; on n'sait pas encore pourquoi, mais les gars des chiffres et les lettres planchent sur le problème.
Merguez sur le couscous : des paroles toujours bien torchées, éloignées du "fuck the system" dans la forme (pas tant que ça dans le fond et le rejet de bien des merdes), et suffisamment fluides pour couler de source à chaque chanson, ce qui, avouons-le ne s'était pas autant vu depuis la fin de Martin Circus (mais qu'est-ce que je raconte ??!!!) ? Bref des textes d'enfer.
Brigitte Bop font donc coup double sur la valise en triplant la mise autour d'un Digital Versatil/Video Disc ! Bordel, ça charge bien le mulet pour la malheureuse 12aines d'euros qu'on nous réclame ! Je suis, et je pense ne pas être le seul (quoique ça ne me dérangerait pas particulièrement... laissez-moi le droit de cultiver mes narcisses, j'aime pas les jonquilles sauf en bière !), agréablement surpris d'une telle classiosité et persuadé que les groupes qui ont du mal à faire les choses bien/pas cher devraient leur demander quelques conseils (à moins que BP ait braqué 2 ou 3 vieilles pour l'occasion, on n'est jamais à l'abris des bonnes idées...).
Le DVD est un vrai... un truc avec un menu et tout et tout, c'est pas du flan de pudding aux salsifis ! Il offre dès les premières minutes quelques bons instants de poilade, le groupe prend le parti puisqu'il s'expose à jouer les rockstars et c'est un excellent moment de déconnade. On prend facilement avec des pincettes le fait de se mettre en scène mais quoi de plus naturel que la scène pour un groupe ? Et on ne sait que mieux apprécier ce genre de "documentaire" hors des schèmes professionnels.


labels :  Trauma social / Konstroy
site ouèbe : Brigitte Bop

Artimus Pyle "fucked from birth" cd/lp 12 titres

Par PA :: 15/07/2007 à 21:50 :: Skeuds
Ah quel nom ! Ca m'a immédiatement fait pensé à Artemus Gordon, dont le flash n'a rien à voir dans l'histoire, sortant des "Mystères de l'ouest" série western débile comme un "chapeau belon et mottes de cuir" du 19è tous deux devenus des films à gros budget / maigre scénario, mais à la téloche c'était bien kitsch. Robert Conrad en moule-baloches avec un chapeau chourravé à je ne sais quelle chanteuse country des années 60, c'était quelque chose. Merde, pourquoi je parle de ça, moi ?... Bref.
Peu éloigné des groupes de hardcore intense ou sombre, descendants des Health Hazard, Suffer et consorts (t'es con, tu sors !), Artimus Pyle (c'est pas un chanteur country tout moisi à l'origine ou quelque chose comme ça ??) maîtrisent la gratte et les gimmicks dissonnantes autant que le disbeat (rarement employé, mais par petites touches, voire en filigrane...bref en influence) pour des instants de furie à peine contrôlée, (peut-être trop souvent) contrebalancés par des moments de ralentissements et de lourdeurs qui ne sont certes pas sans saveur ni mal conjugués avec l'ensemble. Mais dont ils abusent ["Decisons", "no birds fy"]) - voilà c'est dit, on en parle plus.
J'apprécie le gros son de basse ronflante comme pas deux ; moins que le batteur soit un peu sous-employé, parce qu'il a autant de potentiel que celui de Scatha [ça sent sur l'intro de "lineage"].
Alors en gros ça dépote, mais si vous n'avez pas le moindre intérêt pour le hardcore sous ses formes métal, aussi bien torché que ça puisse être, passez votre chemin. Si vous êtes friand de crust vous aurez votre compte de sale puissance, mais seraient problablement souvent interloqués par les breaks ou les titres tout lents.
Ceux qui aiment les ambiances que ça crée pourront se l'envoyer tout leur saoûl.


label : Prank
site web : Artymus Pyle

Bounty Hunters "s/t" cd 7 titres

Par PA :: 15/07/2007 à 21:42 :: Skeuds
7 titres convaincants. Faussement simple et direct, un très bon punkrock plus ou moins rock et/ou nerveux selon les instants, tirant même sur des accents garage ou 77 (avec ces gimmicks de guitares bien placés qui savent enrichir les morceaux quand il le faut), qui par ses références est typiquement anglais, mais j'ai presque envie de dire que c'est du côté de l'Allemagne qu'il faut regarder pour trouver cette ambiance bien bien punk à la croisée des chemins. C'est juste un sentiment que j'ai... je peux me tromper... si quelqu'un a le même il est bienvenue de m'en toucher 2 mots.
Bien plus enthousiasmant sur un titre en français balancé sur un ton franchouillardement désabusé ("I feel like junky"), ils assurent tout de même sans discontinuer une excellente qualité. Manque à ce décor, les textes... ça aiderait probablement à l'encenser (du moins j'espère).

site web : Bounty Hunters

Des chroniques pas en ligne

Par PA :: 14/07/2007 à 10:47 :: Général
Certaines chroniques ne seront pas présentent ici, faute de présentation correcte et de place.
On se nique les yeux à vouloir lire plus de 20 lignes sur écran.

Mais il y aura en ligne la version imprimable de tout ce merdier dès qu'il sera paru.

En prévision, en cours d'élaboration même : un long coup de gueule, brulôt de "haine pas chère mais pas gratuite" contre le Moutard, le Môme, le Chiard (je supporte de moins en moins).

Synopsis :
Les mômes sont partout, tout le temps, ils gueulent, font du bruit, sont une plaie quotidienne. L'idée d'éducation m'écoeure et l'idée de faire pousser un truc du genre me dégoûte encore plus. 6 milliards de pollueurs invétérés et il faudrait en pondre davantage... et si jamais l'idée viendrait d'exprimer une quelconque répulsion  à la prononciation de mots comme "enfant", "bébé", "parent", le courroux (non pas en Guyane !!) populaire te mettra au ban de la civilisation.
Je hais autant les parents que leurs enfants !

Des explications dans PR#22 donc !!

Un début à tout...

Par PA :: 28/06/2007 à 21:06 :: Général

Plus Rien n'avait qu'un présence ouaibe très limitée. Sa sortie papier étant toujours reportée,
on tente par ce biais d'accélérer le mouvement et donner des nouvelles rapidos de nos activités.
En espérant faire quelque chose de très maniable sur Chpunk directement.

Chaque nouvelle chronique sera classée dans sa catégorie (là, à gauche, zieute donc !).
Et puis on donnera des nouvelles de l'avancée de la sortie papier ici même.

En attendant... voici les premières chroniques

PLUS RIEN #22

celles de
ROUGE KIT'HASH
(section Skeuds)
       2nd DISTRICT (section Skeuds)
AMBULANCE (section Skeuds)
PARIS VIOLENCE (section Skeuds)
ARRACH (section Skeuds)
MARTYRDOD (section Skeuds)

Soit vous les matez selon leur arrivée, ci-dessous, ou dans leur section respective.
Oh, p'is merde, DIY !!


MartyrDöd "in extremis" Lp 12 titres

Par PA :: 28/06/2007 à 20:53 :: Skeuds
Prenez Skitsystem et Kontrovers, faites les copuler en pleine forêt suédoise avec un His Hero Is Gone... le résultat de ce stupre doit absolument fermenter durant 6 mois dans une cave qui sent le moisi et le pipi de rats d'égoût et ressortir sous forme de la plus impure croûte métallisante qui soit. Le crustpunk furieusement attaché aux plans métaux issus du death, trash et même parfois black qui dégouline de cet album fait partie des meilleurs crus du style. Le genre qui t'éparpille le cerveau au 4 coins de la pièce, après t'avoir fait bouffer les baloches (arrachées à la petite cuillère rouillée) par les oreilles (elles-même auparavant) taillées à la lame de rasoir élimée. L'image est un peu rude, je le conçois, mais l'idée est là. Probablement peu parlante pour la gente féminine, on peut aisément transposer cet exemple sous la forme baloche = ovaires... moins externe, mais tout aussi délicat façon rognon sauce moutarde.
L'intérêt principal de ce genre de groupe c'est que loin d'un simple bourrin-band, y'a derrière des guitares qui déposent toujours un air en filigrane, un tremolo picking qui fait vibrer tout ça, soutenu -évidemment- par ce mur "arrach'tronch'" dedans qu'auquel j'vous parlais présentement, presque à l'instant, tout d'suite, un peu avant. Là-dessus c'est fait sans présomption aucune, donc bien punk, pas de soli tueurs qui foutent Abba et Afric Simone dans les cordes pendant 2h64. Non, c'est avant tout de la musique de dégénéré/e/s pour dégénéré/e/s, psychopathes doux et aimants et qui font ça avec excellence et un sens de la classiozité qui f'rait pleurer Clayderman pendant 2 jours et 2 nuits avec un chandelier dans le cul !


label : Havoc
site web : Martyrdöd

Arrach "live 2006" cd 11 titres + 1 clip

Par PA :: 28/06/2007 à 19:21 :: Skeuds
Voilà un moment qu'"Arrach'Moumoutt'" n'est plus qu'"Arrach'". Une moumoute ne ferait donc pas suffisamment sérieux, fédérateur, universel ? Ou la moumoute ne ferait pas suffisamment punk ? J'engage tout fanzineux digne de ce nom, encore enthousiasmé par l'épineux, délicat et ô combien décevant exercice -confinant à l'ouvrage artistique- qu'est l'interview, de leur poser la question.
11 brulôts aux thèmes anars classiques (injustice, anti-nazisme...) que l'on suit rien qu'aux titres. Aux croisements de différents hardcore (métal, fusion, punk), Arrach' a ses bons moments à rapprocher de certaines belettes influencées par le hardcore coude à l'équerre tatoos et baskets (25 ta life) ou du Mass Murderers tout craché voire tout vomi (on n'est pas punk pour rien). Et, selon moi (mais qui d'autres de toute manière puisque je suis le seul rédacteur de ces lignes) ses moins bon moments quand la guitare ralentit, vrombit, bourdonne et le phrasé se rappise... (vous allez me dire que c'est ce que l'on peut reprocher au NYHC justement... mouis... c'est vrai).
M'enfin... pour le reste grosse patate, son excellent, guitares aiguisées et agressives, batterie parfois pneumatique, bonne basse et gueulante bien tapée quand elle veut ne laissent rien au hasard et on donnerait la Bretagne sans confession à ces toulousains !
Soycisse sur le taboulet un clip live est dispo, c'est marrant de voir des tronches sur un cd qui finalement présente peu le groupe à ceux qui ne les connaissent pas ou peu.


Label : autoproduit
Site Web : Arrach

Paris Violence "les mondes flottants" EP 3 titres

Par PA :: 27/06/2007 à 21:08 :: Skeuds
 Quelle merde. Ben ouais. J'ai dit et pensé ça dès la première écoute, et franchement pour une seconde faudrait un instant de pur masochisme pour que je me la coltine. Pris séparément tous les éléments de ce disque valent très probablement leur pesant de makis ou de sushis. Les textes sont pas mal écrits, le gratteux se tate (même si les solos de hardrocker sur le retour sont gavants), le batteur courre sur sa batterie, double pédale et tout le tintouin, mais ensemble c'est une croisée de chemin sans aucune direction. Le mélange n'est pas bon, chacun à sa façon en fait trop, la mélodie et médiocre quand elle n'est pas inexistante et la construction des morceaux ne ressemble à rien. Le charme de P.V. a toujours été d'avoir sû créer une ambiance très simplement... au fur et à mesure des sorties la production s'était étoffée, mais les ambiances demeuraient. Celle du Japon médiéval conçue autour de l'esthétique et des textes ne colle pas avec la musique (ou à peine sur le dernier morceau). J'étais un amateur de la première heure de PV jusqu'au dernier album. Là c'est un grand moment de n'importe quoi et dans la surenchère s'il vous plait. Voix poussive et mauvais mixages parachèvent le tableau, laissant présumer que les flottants en question seraient davantage des étrons que des mondes.
Pour ceux qui trouvent que j'y vais fort, je dirais que l'on ne peut être déçu que par ce que l'on apprécie et ce de manière proportionnelle.


Label : Islika
Site web : Paris Violence

Ambulance "end of our time" cd 12 titres

Par PA :: 27/06/2007 à 19:42 :: Skeuds
Dans l'avalanche de groupes de punk/hardcore tendance His Hero Is Gone / Tragedy, Ambulance ne se tire pas une balle dans le pneu en prenant des chemins moins de traverse, en restant bien punk dans le son, claquant et direct. Il s'éloigne un peu donc des classiques plus facilement lancés dans des jeux de guitares et de métal, mais assure pas mal ce côté sombre et intense qui caractérise le style sans pour autant sombrer dans le pathétique de ceux qui ne peuvent s'empêcher de ralentir plus que de raison. Rester sombre sans sombrer, vous noterez l'ironie de la chose. Le caractère incisif et sec rattrape les faiblesses de son et de certaines compos. Quelques idées bien senties (tel ce piano sur un final bien puissant sur "No More") en sus et v'là un album pas mal torché qu'on se fait aux petits oignons.


2nd District "Emotional suicide" cd 12 titres

Par PA :: 27/06/2007 à 18:54 :: Skeuds
C'est pas que j'aime le rock façon soufflé au fromage (volumineux, mais à la moindre fausse note il fait "pshhit" [comme disait notre futur ex-président en parlant d'une polémique que les journalistes ont tôt fait d'oublier] et devient raplapla), mais il ne faut pas exagérer. Ca fait un peu un truc 77, graissé au rock amerloque. Alors, les amateurs seront ravis, les autres qui attendent plutôt des airs entêtants et de la hargne là ou la pêche pêche par trop de mélodie touffue et de classicisme dans le développé de guitares facial avec triple axel rockeux, seront contentés par une seule et unique chanson de la sorte : "high society" et son refrain "nin-nin-nin-nesque" (et un rythme enlevé, voilà qui fait tout !). Le reste du temps, on s'ennuie un peu.


Site web : 2nd-district

Rouge Kit’Hasch "Jamais en vain, toujours en vin" Lp 15 titres

Par PA :: 24/06/2007 à 13:07 :: Skeuds
  Dur à chroniquer ce disque. D'abord parce que j'aurais plutôt écouté tout ça dans une démo, pas dans un album, ensuite parce que, et cette seconde raison explique peut-être la première, parce que j'ai un goût fort peu prononcé pour le tchouca-punk. Dans le genre et comme son nom l'indique, ce groupe fait dans la vraie vinasse débouchée comme un sauvage à travers la capsule de plomb et bue à même le goulot. Brut ? Brut. Brut. Moult groupes punk destroy ou punk / oi ! ont su distiller après quelques premiers jets très basiques une sérieuse chiée de brûlots (j'ai souvenir des débuts des Casualties sacrément mauvais). Alors pour ma part d'attendrai un peu avant de m'attarder réellement sur ce rouge qui mérite encore un peu de vieillir. C'est surtout le côté systématique de la rythmique et le manque de subtilités qui lasse, mais l'album à ses bons moments et les amateurs de punk français un tantinet bourrin y trouveront leur compte. Débouchons une bonne bouteille de "Cahors chateau St Sernin 2002" et savourons ce délicat breuvage en l'honneur des délirants Rouge Kit'hasch. A votre santé mes gins !

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