Quelle merde. Ben ouais. J'ai dit et pensé ça dès la première écoute, et franchement pour une seconde faudrait un instant de pur masochisme pour que je me la coltine. Pris séparément tous les éléments de ce disque valent très probablement leur pesant de makis ou de sushis. Les textes sont pas mal écrits, le gratteux se tate (même si les solos de hardrocker sur le retour sont gavants), le batteur courre sur sa batterie, double pédale et tout le tintouin, mais ensemble c'est une croisée de chemin sans aucune direction. Le mélange n'est pas bon, chacun à sa façon en fait trop, la mélodie et médiocre quand elle n'est pas inexistante et la construction des morceaux ne ressemble à rien. Le charme de P.V. a toujours été d'avoir sû créer une ambiance très simplement... au fur et à mesure des sorties la production s'était étoffée, mais les ambiances demeuraient. Celle du Japon médiéval conçue autour de l'esthétique et des textes ne colle pas avec la musique (ou à peine sur le dernier morceau). J'étais un amateur de la première heure de PV jusqu'au dernier album. Là c'est un grand moment de n'importe quoi et dans la surenchère s'il vous plait. Voix poussive et mauvais mixages parachèvent le tableau, laissant présumer que les flottants en question seraient davantage des étrons que des mondes.
Pour ceux qui trouvent que j'y vais fort, je dirais que l'on ne peut être déçu que par ce que l'on apprécie et ce de manière proportionnelle.