Prenez
Skitsystem et
Kontrovers, faites les copuler en pleine forêt suédoise avec un His Hero Is Gone... le résultat de ce stupre doit absolument fermenter durant 6 mois dans une cave qui sent le moisi et le pipi de rats d'égoût et ressortir sous forme de la plus impure croûte métallisante qui soit. Le crustpunk furieusement attaché aux plans métaux issus du death, trash et même parfois black qui dégouline de cet album fait partie des meilleurs crus du style. Le genre qui t'éparpille le cerveau au 4 coins de la pièce, après t'avoir fait bouffer les baloches (arrachées à la petite cuillère rouillée) par les oreilles (elles-même auparavant) taillées à la lame de rasoir élimée. L'image est un peu rude, je le conçois, mais l'idée est là. Probablement peu parlante pour la gente féminine, on peut aisément transposer cet exemple sous la forme baloche = ovaires... moins externe, mais tout aussi délicat façon rognon sauce moutarde.
L'intérêt principal de ce genre de groupe c'est que loin d'un simple bourrin-band, y'a derrière des guitares qui déposent toujours un air en filigrane, un tremolo picking qui fait vibrer tout ça, soutenu -évidemment- par ce mur "arrach'tronch'" dedans qu'auquel j'vous parlais présentement, presque à l'instant, tout d'suite, un peu avant. Là-dessus c'est fait sans présomption aucune, donc bien punk, pas de soli tueurs qui foutent Abba et Afric Simone dans les cordes pendant 2h64. Non, c'est avant tout de la musique de dégénéré/e/s pour dégénéré/e/s, psychopathes doux et aimants et qui font ça avec excellence et un sens de la classiozité qui f'rait pleurer Clayderman pendant 2 jours et 2 nuits avec un chandelier dans le cul !
